Mon, 03/27/2017 - 08:50 - 8 Views

Le 19 décembre 2016, L’union des Femmes du Viet Nam (TW HLHPNVN) a organisé à Ho Chi Minh Ville une réunion de consultation sur les propositions de modification de la Loi du Travail du Viet Nam. Les participants venaient de diverses organisations, comptaient parmi eux des spécialistes des études sur le genre et sur les questions juridiques comme: TW HLHPNVN, l’Union des Femmes de Ho Chi Minh Ville, les responsables du Cercle des Avocates de Ho Chi Minh Ville , l’Institut de recherche sur le développement de Ho Chi Minh Ville et l’Association des Intellectuelles de Ho Chi Minh Ville.

Lors de son allocution d’ouverture, Madame Bùi Thị Hoàng, vice présidente de l’Union des Femmes du Viet Nam, a mis l’accent sur l’importance des modifications continuelles des lois, dont celle du Travail, dans le but de répondre aux exigences de développement du pays. Les dernières modifications de la Loi du Travail ont été réalisées en 2012. Actuellement, le ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales (MOLISA) se charge du projet d’élaboration des modifications de la Loi du Travail conformément aux règlements du gouvernement. Plusieurs provinces et grandes villes ont organisé des consultations pour recueillir à temps des propositions de modifications qui seront rapportées au gouvernement et à l’Assemblée nationale avant avril 2017. Particulièrement, le projet actuel analyse de manière approfondie les contenus relatifs aux femmes et à l’égalité des genres.  

Madame Bùi Thị Hoàng, vice présidente de  TW HLHPNVN prend la parole au séminaire

Le séminaire de consultation est centré sur les questions suivantes:

Question 1: Concernant le droit de terminer unilatéralement le contrat de travail défini par l’article 37 de la Loi du travail, le projet propose deux alternatives de modification. (1) Le salarié a le droit de quitter son travail sans motif, il suffit de respecter le délai d’avertissement stipulé par le projet de loi ; (2) Pour arrêter unilatéralement son travail, le salarié doit à la fois donner le motif et respecter le délai d’avertissement.

Ces deux propositions ont soulevé des opinions contradictoires. L’alternative 1 facilite le choix des salariés pour leur travail ; l’inconvénient serait l’effet négatif sur les employeurs et d’éventuels bouleversements des règlements du travail dans les entreprises.

Question 2  concerne les cas d’arrêt du travail des salariés ayant atteint l’âge de départ à la retraite mais n’ayant pas suffisamment d’années de cotisation à l’assurance de pensions de retraite.

Question 3 concerne l’augmentation du salaire minimum qui soit en mesure d’assurer les besoins de base des salariés. L’augmentation du salaire minimum devrait être accompagnée de subventions aux entreprises afin qu’elles puissent maintenir leurs production et chiffres d’affaires.

Question 4 concerne les heures supplémentaires. De manière générale, le nombre d’heures supplémentaires / salarié du Viet Nam est bas en comparaison avec d’autres pays. Par conséquent, il faudrait établir des règlements qui ne génèrent pas de pression mais en même temps qui puissent assurer un revenu décent aux salariés.

Question 5 concerne l’âge de départ à la retraite.  Deux alternatives ont été proposées : (1) Conserver le statu quo, 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes ; (2) 62 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes. Pour ne pas affecter l’emploi de la main d’œuvre, l’augmentation de l’âge de retraite suivrait une trajectoire de trois mois / an. Sur cette question, les opinions sont diversifiées.

Question  6  concerne l’organisation de la grève des salariés au sein de l’entreprise. 

Madame  Lê Thị Hạnh, directrice du Centre de recherche Genre et Société – Université Hoa Sen prend la parole

Lors de la discussion, les participantes ont affirmé que la conservation du statu quo de l’âge de départ à la retraite est contradictoire à la résolution du bureau politique du Parti communiste et à la loi de l’égalité des genres, qu’elle renforce particulièrement l’inégalité des genres pour la promotion des femmes. Nous remarquons un paradoxe : les décideurs se soucient des contraintes du recrutement des jeunes si l’on prolonge l’âge de retraite des femmes à 60 ans, mais pourquoi ne se soucie –t- on de l’âge de retraite des hommes qui est aussi fixé à 60 ans ?  L’inégalité des genres à l’Assemblée Nationale et dans le domaine politique en général résulte aussi des désavantages que subissent par les femmes pour leur âge de retraite à 55 ans.  Un autre élément à considérer est le vieillissement rapide de la population. Une participante a suggéré de suivre la voie de l’Allemagne qui à la fois fait des efforts pour diminuer le taux de chômage des jeunes et recrute des retraités à haute qualification professionnelle. D’un autre côté, les salariés pourront faire la demande de prendre la retraite avant l’âge de départ à la retraite. 

En outre, les participants ont discuté des règlements concernant les femmes et le genre; l’arrêt unilatéral du contrat de travail à cause du harcèlement sexuel, les règlements pour des crèches de famille. Actuellement, de nombreuses crèches de famille spontanées ne répondent pas aux exigences des règlements mis en place par l’Éducation nationale. La mise en place des règlements pour les crèches de famille s’est avérée un besoin urgent des ouvrières des zones industrielles et entreprises.

 

Compte rendu: Nguyễn Hoàng Ánh Linh

Traduction française : Thái Thị Ngọc Dư